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Lassonde : l’histoire vraie derrière un géant québécois discret 🍎🥤

Lassonde : l’histoire vraie derrière un géant québécois discret 🍎🥤

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Comment une entreprise née des surplus agricoles est devenue un leader nord-américain — sans jamais céder le contrôle

🌱 Une idée née d’un problème très concret

Au début du XXe siècle, le Québec est encore profondément rural. À Rougemont, au pied du mont Saint-Hilaire, les vergers produisent en abondance. Trop, parfois. Les surplus agricoles sont une richesse… mais aussi un risque. Sans débouché, ils deviennent rapidement une perte.

Le défi est simple, mais fondamental :

👉 produire ne suffit pas — il faut transformer.

C’est dans ce contexte que naît Lassonde. À l’origine, l’objectif n’est pas de bâtir une multinationale, mais de stabiliser une activité économique locale, d’offrir une solution concrète aux producteurs et de créer de la valeur à partir de ce qui existe déjà.

Dès ses débuts, Lassonde n’est pas une entreprise de promesses ou de spéculation.

C’est une entreprise de terrain, de transformation et d’exécution.

Sans le savoir, elle pose déjà les bases de ce qui deviendra sa signature :

👉 une croissance ancrée dans le réel, patiente et disciplinée.

🚀 Grandir dans un secteur impitoyable

L’agroalimentaire est l’un des secteurs les plus difficiles en affaires :

  1. marges serrées,
  2. forte dépendance aux matières premières,
  3. coûts logistiques élevés,
  4. concurrence féroce de géants internationaux.

Pour survivre — et encore plus pour croître — il faut être meilleur opérationnellement.

Lassonde relève ce défi en misant sur :

  1. l’industrialisation de ses procédés,
  2. la maîtrise de la transformation,
  3. la diversification de son portefeuille de produits,
  4. le développement de marques fortes et crédibles.

Des fruits aux jus 🍊,

des jus aux boissons 🧃,

puis aux sauces, condiments et produits alimentaires spécialisés.

Chaque étape est réfléchie. Rien n’est laissé au hasard.

🌎 Le passage à l’échelle nord-américaine

Vient ensuite un tournant majeur : les États-Unis.

Entrer sur le marché américain, ce n’est pas simplement exporter davantage.

C’est affronter :

  1. des acteurs beaucoup plus capitalisés,
  2. des normes différentes,
  3. une logistique complexe,
  4. une pression constante sur les coûts.

Plutôt que de tenter une expansion superficielle, Lassonde choisit la voie la plus exigeante : l’acquisition et l’intégration.

Acheter des entreprises locales.

Les intégrer aux opérations existantes.

Investir dans les installations.

Bâtir une présence durable.

C’est à ce moment que Lassonde cesse d’être perçue comme une entreprise québécoise qui exporte…

et devient un véritable joueur nord-américain.

💵 Quand la tentation de vendre devient bien réelle

À partir d’un certain niveau de maturité, une entreprise comme Lassonde devient une cible naturelle en M&A.

Pourquoi ?

  1. flux de trésorerie stables,
  2. actifs industriels importants,
  3. marques établies,
  4. potentiel de synergies immédiates.

Exactement le type d’entreprise que recherchent :

  1. les grands groupes alimentaires mondiaux,
  2. les fonds de capital-investissement,
  3. les consolidateurs internationaux.

À ce stade, la question n’est plus :

« Est-ce qu’on pourrait vendre ? »

mais bien :

« Pourquoi ne pas vendre ? »

Pour plusieurs actionnaires, la vente représenterait :

  1. une liquidité massive,
  2. une réduction significative du risque,
  3. une sortie élégante après des décennies de travail.

Mais Lassonde fait un autre choix.

⚖️ Choisir la complexité plutôt que la facilité

Refuser de vendre n’est pas une posture passive.

C’est souvent la décision la plus difficile.

Cela signifie :

  1. continuer à investir lourdement,
  2. absorber les cycles économiques,
  3. gérer l’inflation, la main-d’œuvre, l’énergie,
  4. maintenir une gouvernance rigoureuse sur le long terme.

Lassonde accepte cette complexité.

Plutôt que de céder le contrôle, l’entreprise :

  1. poursuit des acquisitions ciblées,
  2. modernise ses usines,
  3. renforce ses opérations américaines,
  4. consolide sa chaîne d’approvisionnement.

Elle choisit d’être un acheteur, pas une cible.

🧠 Une maturité assumée, sans obsession de l’exit

Aujourd’hui, Lassonde n’est ni une startup, ni une entreprise en transformation urgente.

C’est une organisation mature, structurée et disciplinée.

Une entreprise capable de :

  1. penser en décennies,
  2. planifier des investissements lourds,
  3. absorber des chocs économiques majeurs,
  4. préserver sa culture malgré sa taille.

Là où certaines entreprises confondent vitesse et succès,

Lassonde démontre qu’il existe une autre voie : la croissance maîtrisée.

📊 Lassonde aujourd’hui : les chiffres derrière la discrétion

Derrière son image sobre, Lassonde est aujourd’hui l’un des plus importants groupes agroalimentaires issus du Québec.

Quelques repères concrets :

  1. 💼 Plus de 3 000 employés en Amérique du Nord
  2. 🏭 Une quinzaine d’usines au Canada et aux États-Unis
  3. 🌎 Présence commerciale dominante en Amérique du Nord
  4. 💰 Revenus annuels de plusieurs milliards de dollars
  5. 🧃 Un portefeuille de marques bien établies, autant en épicerie qu’en restauration et en transformation alimentaire

Lassonde est partout dans les tablettes…

mais rarement sous les projecteurs.

👥 Qui est à la tête de Lassonde ?

Lassonde est cotée en bourse, mais elle se distingue par une gouvernance pensée pour durer.

La direction actuelle incarne :

  1. une vision long terme,
  2. une forte culture opérationnelle,
  3. une discipline financière rigoureuse,
  4. une approche où la création de valeur se mesure sur des décennies.

Ici, pas de fondateur-star omniprésent.

Pas de storytelling tapageur.

Le leadership privilégie :

  1. l’exécution,
  2. la continuité,
  3. la stabilité.

Un modèle souvent moins visible… mais extrêmement efficace.

🌟 La vraie histoire : durer dans un monde qui pousse à vendre

L’histoire de Lassonde n’est pas celle d’une vente record.

Ni celle d’un IPO flamboyant.

Ni celle d’un coup d’éclat médiatique.

C’est l’histoire :

  1. d’une entreprise qui a résisté à la facilité,
  2. d’une organisation qui a choisi la souveraineté,
  3. d’un groupe qui a préféré la durée à la sortie rapide.

Pour les entrepreneurs québécois, la leçon est claire :

👉 toutes les réussites ne se terminent pas par une vente.

👉 certaines se construisent sur 50, 75, 100 ans.

👉 la patience peut être un avantage stratégique majeur.

🎯 Conclusion : rester maître chez soi

Lassonde nous raconte autre chose :

la discipline,

la résilience,

et la capacité de durer.

Deux trajectoires.

Deux modèles.

Deux réussites.

Mais une vérité commune :

Le succès entrepreneurial ne se mesure pas seulement au moment de vendre.
Il se mesure à la capacité de choisir.

👉 Pour découvrir d’autres histoires vraies de croissance, de vente, de transmission et de choix stratégiques, explorez EntreprisesAvendre.Quebec

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